Cahier d'archeologie biblique n°5
le temple de jerusalem
(Editions Delachaux et Niestlé S.A.)

Auteur : André Parrot

Cahiers d'Archéologie Biblique n°5 : Le Temple de Jérusalem
    Sommaire des pages sur ce thème :
  1. la présentation du livre (page actuelle)
  2. Bibliographie plus complète

Description :

De toutes les constructions de la Jérusalem antique, le Temple fut certainement l'une des plus impressionnantes et l'une des plus chargées d'histoire. Pendant un peu plus de mille ans, il avait assuré la permanence d'un foyer spirituel et religieux, marqué la présence réelle de Jahvé au milieu de son peuple.
Construit par Salomon au temps de sa plus grande gloire, il ne fut pas épargné quand en 586 av. J.-C. les Babyloniens de Nabuchodonosor détruisirent la ville sainte et emmenèrent son peuple en captivité. « Au bord des fleuves de Babylone », les exilés se refusaient à chanter les cantiques de Sion sur la terre étrangère et leurs regards se portaient vers l'Ouest, vers le sanctuaire en ruines mais toujours vénéré.

Cependant Babylone allait connaître elle aussi la défaite et Cyrus l'Achéménide, libérant les prisonniers, les autorisait non seulement à retourner dans leur pays mais à relever la Jérusalem dévastée. Cette reconstruction ne s'effectua pas sans difficultés et le Temple rebâti ne rappelait que d'assez loin celui des gloires salomoniennes, encore moins celui que, dans une révélation, Ezéchiel avait vu et proposé à ses compatriotes quand seraient arrivés les jours meilleurs de la restauration.

Il fallut attendre l'Iduméen Hérode le Grand, pour que ce «scandale» fût réparé: la maison de Jahvé moins grande et moins belle que celles de ses adorateurs. Voulant faire oublier son origine et se concilier la faveur de ses sujets, le monarque avait, dans son programme de travaux, accordé une véritable priorité aux édifices religieux ou funéraires.
Ce qu'il avait fait à Hébron, pour rappeler le souvenir d'Abraham, l'ancêtre du peuple élu, à combien plus fortes raisons ne devait-il pas le renouveler à Jérusalem et sur une échelle infiniment plus grande, pour aménager au Dieu de la promesse, une résidence digne de sa royauté.

Ce fut le Temple que Jésus connut mais dont il annonça la ruine. Sous les coups des Romains cette fois, le sanctuaire « aux pierres magnifiques », devait être abattu, en 70 ap. J.-C. à l'heure de la 1ère insurrection juive. La destruction fut complétée par l'empereur Hadrien, qui, après sa victoire sur Bar Kokheba en 135 ap. J.-C., fit dresser sa statue face à celle de Jupiter, en cet emplacement où l'on avait adoré, sans interruption, pendant plus de mille ans.

Lorsque le calife Omar y arriva à son tour, en 638 ap. J.-C., il se trouva, raconte-t-on, devant un terrain jonché d'immondices. De ses propres mains, il commença le nettoyage. Cinquante ans plus tard, au-dessus de l'ancien rocher sacré, devait s'élever la magnifique mosquée d'Abd-el-Mélik.
Les vicissitudes de l'Histoire n'étaient pourtant pas achevées: quand les Croisés s'emparèrent de Jérusalem en 1099, ils transformèrent la mosquée en une église chrétienne. Ce fut le Templum Domini. Occupation éphémère: en 1187, Saladin reprenait Jérusalem et remplaçait la croix par le croissant. C'est lui qui domine toujours l'esplanade et le sanctuaire qu'improprement on appelle aujourd'hui « mosquée d'Omar ».

Incroyable permanence des « lieux saints ». Les religions peuvent changer, l'emplacement demeure immuable. Mais que d'événements, que de drames, depuis le jour, où dans sa capitale, le roi David eut acquis d'Oman le Jébuséen, une portion de son aire, pour y dresser le premier autel en le consacrant à Jahvé!

                        

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