Histoire des ordres religieux
(Editions La Société Nationale - 1838)

Auteur : M. Henrion

Histoire des ordres religieux
    Sommaire des pages sur ce thème :
  1. la présentation du livre (page actuelle)
  2. Bibliographie plus complète

Description :

Notre but est de faire aimer la religion catholique comme une religion éminemment sociale; car, de l'aveu même de M. de Laborde, elle a été l'origine des associations. Peut-être le tableau des magnifiques résultats que présente l'histoire de l'état religieux détruira-t-il d'injustes préventions pour le passé, et suggérera-t-il, pour l'avenir, l'idée de quelques tentatives propres à hâter notre restauration morale. Cette restauration ne saurait, au reste, se faire attendre longtemps, car nous sommes arrivés à ce point que nous ne pouvons plus que rétrograder vers le bien.

On peut distinguer, dans l'histoire de l'état religieux, trois époques importantes, qui forment, s'il est permis de le dire, autant de dynasties séparées dans la grande société monastique. La première est l'objet du livre Ier. Nous y traçons l'histoire de cette famille de religieux dont les Antoine et les Basile furent les fondateurs en Orient. Nous y parlons encore de cette autre famille qui s'honore d'avoir eu saint Benoît pour patriarche, et qui eut pour apanage, en Occident , après l'exemple des plus brillantes vertus, la jouissance des plus grandes richesses, le crédit et la puissance qui les donnent. Ce livre s'arrête à saint François d'Assise.

Le livre II est surtout consacré à l'histoire des ordres mendiants. L'amour de la pauvreté, une admirable soumission aux volontés de l'Église, et un zèle infatigable pour les intérêts de la religion, tels sont les traits caractéristiques auxquels on peut reconnaître ces instituts. Quel contraste avec notre siècle !

Le point de départ du livre III est la prétendue réforme du XVIe siècle. Ce fut une immense révolution que cette hérésie qui coïncida avec la découverte de l'imprimerie, et l'on conçoit qu'elle dut introduire des rapports nouveaux dans l'économie des ordres religieux. Le lecteur les trouvera indiqués dans ce livre. Il verra surtout se détacher de ce tableau d'ensemble la célèbre compagnie de Jésus, destinée à de grandes vicissitudes parce qu'elle devait accomplir de hautes destinées.

Les trois derniers siècles ont vu se multiplier d'abord, périr ensuite, et enfin reprendre, d'une manière si étonnante, les congrégations religieuses, qu'il nous a paru utile de détacher le tableau de ces fondations du plan général qui embrasse l'histoire des ordres religieux. Le livre IV est donc consacré surtout aux congrégations séculières d'hommes ou de femmes, établies en France depuis la fin du XVIe siècle. Il est partagé en trois parties : 1° des congrégations religieuses d'hommes ; 2° des congrégations religieuses de femmes ; 3° de l'avenir des congrégations religieuses. L'avenir ! c'est là le mot de cet ouvrage.

Qui pourrait, en effet, nier la révolution qui nous enveloppe et nous presse de toutes parts? Nous voici au moment où, comme dit M. de Maistre, les peuples seront broyés pour être mêlés ; nous voici à l'époque où à la corruption va succéder une réforme fondamentale dans la philosophie, dans la littérature et dans les lois. Les nationalités s'effacent, on ne veut plus être compatriote que de ses doctrines. Une pensée catholique préside à ce mouvement universel ; les instituts religieux auront bientôt pour mission de la traduire et de rappliquer. Ils feront comprendre et aimer la religion.

D'une main ils touchent aux sommités de l'ordre social ; de l'autre ils soutiennent et dirigent les classes inférieures. En se faisant tout à tous, savants avec les savants, compatissants avec les infortunés, charitables avec les pauvres, humbles avec les superbes, les religieux deviendront populaires, et leur popularité' donnera la mesure des services qu'ils rendront à la religion.

Le principe de la liberté individuelle les protège comme individus, et celui de la liberté d'association comme êtres collectifs. Si, pour les catholiques, la liberté religieuse n'est point une chimère, si la liberté de l'enseignement est, poux eux, plus qu'une simple promesse, les voilà en possession de l'avenir, par l'éducation de la jeunesse; quels instituteurs pourraient, en effet, soutenir la concurrence avec des établissements où la science se donne et ne se vend pas ?

Que les religieux continuent donc à instruire l'enfance, à soulager l'humanité souffrante dans les hôpitaux, à invoquer les célestes miséricordes en faveur de nos crimes. L'incrédulité pourra bien nier leurs bienfaits et calomnier leurs intentions : mais la crise ne saurait durer, les préjugés se dissiperont, la haine s'adoucira. Auxiliaires du clergé, les associations religieuses auront une seconde fois sauvé le monde, si le monde peut encore être sauvé!

                        

En partenariat avec Amazon.fr

Pour revenir à la liste des livres

Webmaster : Christophe Staf
© Templiers.org 1997-2018