Les Templiers
(Editions du Seuil, 1967

Auteur(s) : Albert Ollivier

Les Templiers
    Sommaire des pages sur ce thème :
  1. la présentation du livre (page actuelle)
  2. Bibliographie plus complète

Description :

Dans les collectivités souvent l'esprit meurt avant le corps.

L'esprit, - c'est-à-dire l'idéal, la perspective, la raison d'être - doit s'effacer lorsqu'il ne s'accorde plus avec la société du moment, avec l'évolution de l'univers.

La collectivité peut demeurer matériellement solide, entretenir et transmettre secrètement sa doctrine, et se trouver en porte-à-faux, très vulnérable. Lorsqu'elle est attaquée, supprimée, sa double face permet aux juges du moment de tricher, et à ceux de la postérité de se tromper, de s'égarer. Toutes les lumières laissent des ombres.

Ainsi les Templiers. L'Ordre avait deux siècles d'existence, son procès durait depuis sept ans - sept ans de cachot et de torture - lorsque, le 19 mars 1314, ses grands dignitaires, Jacques de Molay, Hugues de Pairaud, Geoffroy de Charnay et Geoffroy de Gonneville comparurent sur le parvis de Notre-Dame pour entendre la sentence portée contre eux par les délégués apostoliques chargés de l'affaire.

Que devaient raisonnablement attendre les ultimes juges, sinon une soumission complète, des aveux sans restriction ? Comment craindre un nouveau sursaut de Jacques de Molay amaigri, encore blessé, épuisé par ce qu'il avait enduré ?

Lors de ses quatre interrogatoires, jamais il ne s'était montré bien sûr de lui-même. Il avait d'abord, le 24 octobre 1307, reconnu l'un des principaux chefs d'accusation, puis, deux ans plus tard, le 26 novembre 1309, relevant la tête, déclaré que, quoique n'étant pas aussi savant qu'il conviendrait..., il était prêt, selon son pouvoir à défendre ledit Ordre ; car, autrement, il s'estimerait vil et misérable et pourrait être réputé tel par les autres s'il ne défendait pas ledit Ordre, dont il avait reçu tant d'avantages et d'honneurs, quoiqu'il lui parût difficile d'en présenter une défense convenable, parce qu'il était prisonnier des seigneurs pape et roi, qu'il n'avait rien, pas même quatre deniers, à dépenser pour ladite défense.

                        

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